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mercredi 8 août 2012
Errance citadine
Soleil et chaleur délicieuse sont de parade aujourd'hui après une éclipse de quelques jours. Nos pieds engourdis tapotent l'asphalte de la ville, un peu d'air au creux de jours studieux. Regarder le manège de la vie, d'un quotidien d'artères animées, de places livrées à baguenauderie et menus négoces. Au loin, les annonces des trains dans les hauts-parleurs résonnent comme une mystèrieuse séquence de propagande. Passage clouté encombré, chauffeurs partagés entre discipline et empressement, le carrefour bouillonne. Deux femmes caquètent auprès de leurs seaux remplis de patates et d'oignons offerts à l'appétit du chaland. Sous son auvent accroché au tonneau ambulant, une petite marchande révasse entre deux clients amateurs de Kvas, boisson issue de la macération de pain noir dans de l'eau sucrée. .
Les minibus déchargent quelques flopées de passants, flanqués de flegme ou hatifs.
A l'arrière des immeubles, enfants perchés aux balançoires et gus cuvant leurs alcools se partagent le territoire. Arrière-cours et palissades de tôle, locaux poubelles peints de papillons ou de tournesols, note de fantaisie incongrue au milieu de ces habitats grisailleux. Aires de jeux robustes esseméees au pied de chaque bloc, hétérogénéité du paysage où s'entassent buildings nantis de tubes à la Beaubourg en leurs cimes et condominums aux balcons striés de rouille, Deux papys devisent dans un jardinet tandis qu'une babouschka s'émerveille devant le trottinement de son petit fils courant après les pigeons.
Nous filons vers la grand place. Lénine ne daigne toujours pas baisser les yeux en direction des skaters et bicrossers acrobates se fendant de figures plus ou moins aériennes.Il est trop tôt encore pour que clignotent lumières rouges, blanches et bleues sur le masdontonte édifice municipal.
Devant l'opéra, on attend que les jets jaillissent de la ronde fontaine au rythme de quelque classique mélodie enrtainant quelque illumination aussi. Un jeune homme cherche à vendre ses prestations de guidon à roulettes éléctrifié, nouveau moyen de locomotion à la mode dans chaque grande ville de Navarre et d'Asie semble-t-il. Ses accolytes reluquent les mères sensibles au harcélement de leur progéniture, réclamant un tour de voiturette.
De ci, de là, duos, trios, quatuors de causeurs, mamies occupant leur temps vide à la contemplation de scènes, couples bécotant sur bancs enlacés oublient le décompte des heures.
Simple mercredi sur quelques trottoirs citadins de Sibérie.
Les minibus déchargent quelques flopées de passants, flanqués de flegme ou hatifs.
A l'arrière des immeubles, enfants perchés aux balançoires et gus cuvant leurs alcools se partagent le territoire. Arrière-cours et palissades de tôle, locaux poubelles peints de papillons ou de tournesols, note de fantaisie incongrue au milieu de ces habitats grisailleux. Aires de jeux robustes esseméees au pied de chaque bloc, hétérogénéité du paysage où s'entassent buildings nantis de tubes à la Beaubourg en leurs cimes et condominums aux balcons striés de rouille, Deux papys devisent dans un jardinet tandis qu'une babouschka s'émerveille devant le trottinement de son petit fils courant après les pigeons.
Nous filons vers la grand place. Lénine ne daigne toujours pas baisser les yeux en direction des skaters et bicrossers acrobates se fendant de figures plus ou moins aériennes.Il est trop tôt encore pour que clignotent lumières rouges, blanches et bleues sur le masdontonte édifice municipal.
Devant l'opéra, on attend que les jets jaillissent de la ronde fontaine au rythme de quelque classique mélodie enrtainant quelque illumination aussi. Un jeune homme cherche à vendre ses prestations de guidon à roulettes éléctrifié, nouveau moyen de locomotion à la mode dans chaque grande ville de Navarre et d'Asie semble-t-il. Ses accolytes reluquent les mères sensibles au harcélement de leur progéniture, réclamant un tour de voiturette.
De ci, de là, duos, trios, quatuors de causeurs, mamies occupant leur temps vide à la contemplation de scènes, couples bécotant sur bancs enlacés oublient le décompte des heures.
Simple mercredi sur quelques trottoirs citadins de Sibérie.
vendredi 3 août 2012
Ulan Ude
Chaleur torride. Du haut de mon troisième étage, affalée sur le balcon, me parvient la rumeur incessante de la ville. Ulan-Ude. La tête géante de Lénine trône à quelques encablures de là, faisant cocassement face à un écran géant et nombre de batisses à vocation mercantile. Journée paperasse et mise à jour. Une semaine avant que ne nous reviennent nos visas mongols. Aussi dès demain espérons-nous filer en nature, une boucle ouest ou est selon les infos récoltées ou l'inspiration du moment.
Les pauses lessives, papiers, tris des sacoches reviennent comme un inexorable refrain, fastidieux souvent et c'est à ces petits signes que l'on réalise ce qui use au quotidien. Nomades ou sédentaires, administratives ou ménagères tâches ont ici ou là le même parfum.
L'été est bel et bien là avec ses ambiances orageuses, le flegme de nos jours et l'école un tantinet buissonnière. J'attends impatiemment notre grande traversée vers le sud, nos campements en pied de yourtes, nos grimaces nourricières, nos pédalages dans le vent. Les villes dessinent à chaque séjour comme un enfermement quelque peu pesant. Vive la vie sur les petits chemins !
Les pauses lessives, papiers, tris des sacoches reviennent comme un inexorable refrain, fastidieux souvent et c'est à ces petits signes que l'on réalise ce qui use au quotidien. Nomades ou sédentaires, administratives ou ménagères tâches ont ici ou là le même parfum.
L'été est bel et bien là avec ses ambiances orageuses, le flegme de nos jours et l'école un tantinet buissonnière. J'attends impatiemment notre grande traversée vers le sud, nos campements en pied de yourtes, nos grimaces nourricières, nos pédalages dans le vent. Les villes dessinent à chaque séjour comme un enfermement quelque peu pesant. Vive la vie sur les petits chemins !
mercredi 1 août 2012
Bribes Baikalines
Olkhon, 21 juillet 2012
La steppe s’est enflammée, dorure
crépusculaire caressant les étendues d’herbes rases. Nos bicyclettes
poinçonnent l’immensité. Monter, descendre, épouser les arabesques de pentes
escarpées, la terre craquelle, les vaches paissent, impassibles.
Contournons les troupeaux, traversons les
hameaux , rares, si rares. Quelques maisons de bois brun aux fenêtres azurées
et visages au compte-gouttes croisés. Dans leurs tanières, touristes en ouizik
sont retournés, dé laissant caps et falaises pour la nuitée. A nous la belle
solitude, le silence éblouissant des eaux tranquilles. Bivouac bucolique sur
petite plage, douceur du bel ailleurs !
Aube trébuchante, paqueter et poursuivre
ascension, souffler, pousser, trainer nos charges dans le sable, espérer la
terre dure et s’enliser. Les ornières se creusent, et nos dos se fatiguent. A
chaque courbe, l’espoir d’un terrain plus clément, à chaque détour, la
découverte d’une réalité bien moins propice ;
Troupes découragées, retour en case départ :
tant pis, tant pis !
Olkhon –Khuzir, 23 juillet 2012
Les jours s’égrènent, la brise souffle son
refrain.
Devant - les enfants suspendus au fil des
balançoires et l’immensité en contrebas de leurs silhouettes acrobatiques.
Jumelles en main, les grands se relaient
guettant l’espérance d’un navire qui les portera sur l’autre rive du lac.
Caravelle du soir, espoir ?
J’attends, accoudée à un pupitre d’écolier,
posé là sur la terre, devant l’église dominant l’horizon.
J’attends d’une attente malhabile, instable qui tressaille du dedans. De ces
temps de l’entre-deux où l’on ne sait plus trop quoi faire de soi. Partagée
entre le désir de rester et la nécessité de l’itinérance. L’impatience se
glisse sous les pans de ma veste, ce besoin de mouvement, latent toujours,
cette envie à nouveau de sentir le chuintement des roues sur l’asphalte brûlant.
Trop de transports en commun peut-être
en ces dernières semaines, trop de kilomètres parcourus, presque 7 000 sans en
ressentir chaque secousse sous nos
rayons titubants.
L’ile est certes belle, mais l’ondulation
tôlée de ses chemins, les ornières de sable ou de boue inhibent passablement
nos pédaliques élans.
Cap sur le nord avorté à mi-parcours -rentrés
bredouilles et épuisés- incursion dans une vallée de l’est, sublime mais si
pentue !
Je voudrais, je voudrais filer encore, sentir
le vent en cime de falaises caressées par le couchant.
Je voudrais, je voudrais m’émerveiller encore,
observant notre petite caravane de points disséminés sur la sente sinueuse des
steppes assoupies.
Je voudrais, je voudrais mais la topographie
de l’ile inhibe nos efforts - trop laborieux.
L’ile nous échappe, une expédition en
pointillés délaissant moult recoins
inexplorés : frustration !
Incertitudes et questionnements : une seule embarcation hebdomadaire, tirer à
pile, tirer à face, 7 jours encore ou l’immédiate échappée .
La nuit s’est installée, cause de casse, les
bateliers se sont retardés. Les jeune guets se sont endormis, jumelles sur le
matelas, perdues dans l’obscurité. Il est une heure déjà. Pointe une lumière soudaine
et vrombissante sur les obscurs flots, alors que nous ne l’attendions plus. Ferry
à quai, enfants enpyjamatés, sertis de sommeil profond, trop profond.
Parti bateau, parti sans nous ! Comme une
lune de décision prise sans nous ! Olkhon, nous restons !
Olkhon –Khuzir, 24 juillet 2012, 6h15
La pluie a tapoté quelques minutes sur la
vitre puis s’est dissoute. Un vague ululement de chien dans le lointain. Les
mouettes sont matinales en ce jour d’office.
Sur l’aire de jeux, quelques égarés roulent
leurs tapis de sol, chauds encore sans doute d’une nuit face au lac. Le souffle
des enfants scande le lever du jour.
Je cherche à distinguer quelque bruissement
plus intense, le ressac d’une vague, la corne de brume d’un bateau. Non, un
presque silence.
Des gouttelettes en rafale encore, le murmure
du vent peut être, les cloches ne sourcillent point.
Il pleut sur le Baïkal silencieux.
Les vitres s’embuent tandis que le martèlement
bat la toiture. Un jeune homme estivalement vêtu remonte la colline, les bras
croisés et grelottants tous repliés contre lui.
Sur l’église, quelque cyrillique charabia
énonce : 24 juillet, 7H30. Je guette les premiers pèlerins. Nul n’est
encore apparu derrière les bulbes bleus.
Le lac change e couleur, hésitant entre le
vert et le bleu. Sous leurs matelas de fortune, étendus au-dessus de leurs
têtes en guise de parapluies, quelques pieux courageux approchent .
Il est 7h30.
L’appel des litanies orthodoxes me titille
mais les lacunes d’une nuit toute perforée d’insomnies me ramènent à
l’horizontale.
Olkhon, 27 juillet 2012
Truck en partance pour cap au nord. Chargeons
vélo-âne de provisions et nos dos de sacs rebondis. Le tout dans benne arrière,
rando stop en avant-première. Ciao la frustration !
4 jours le long des falaises, écumant caps et
points de vue, chatouillant plages et crapahutant à travers champs. A nos pieds
fleurissent pervenches et edelweiss, ombres et lumières.
Campements délicieux, et baignades
balbutiantes dans ces quelques menus quinze degrés. Ablutions sommaires et auto- stop éphémères, une bien jolie
rando !
Valait bien la peine de louper l’rafiot !
USt-Barguzin, 1er aout 2012
Sur la grève, somnolent carcasses rouillées,
défunts objets flottants à l’appétit des embruns délaissés. De vieilles grues
métalliques enjambent un ponton bien
branlant. La pénombre s’installe, rougeoyante au loin, irradiant quelques toits
de tôle de lumières un chouïa mystère. Assis devant son cabanon, un vieil homme à casquette surveille le
nomansland d’un œil distrait. Sous ces
engins de levage ou de pesage pour le moins désuets, quelques panneaux de
danger de mort chantent le couplet d’un accueil pour le moins frileux !
Ambiance docker de bout de monde. Rive est du
Baïkal, cherchons refuge où bivouaquer. Sublime plage à deux doigts des marais.
Dressons campement à la lueur des frontales, trois cyclos russes à nos côtés,
et nos trois argentins tant adoptés. Partageons pâtes, quignons de pain, tentes et duvets.
Sentiment doux d’étrangeté, d’un inconnu de
tout repère éloigné ! Si quelques ivres endiablés et cieux chargés, leur déveine sur nos têtes à l’aube n’avaient déversé,
de quoi de mieux aurions-nous pu rêver ?
Mardi, mercredi, il pleut toujours sur notre Sibérie
orientale. A quelques encablées, la péninsule de roc toute droite et fière dans la lac se
retranche dans le brouillard. Nos envies de nidation au creux de cette baie des courants froids protégée, prennent l’eau. C’est
le moins que l’on puisse dire ! Retranchés dans une petite pension, les
heures s’écoulent à papoter ou cuisiner. Et les cieux bien capricieux nous
susurrent qu’il serait sans doute bien mieux de quitter ce bout de terre, sous
la pluie, un brin austère !
Manana sera otra dia !
Ps : l’internet sibérique se faisant bien
rare et incroyablement lent, les images russes tardent à trouver leur place.
Patience, patience !
dimanche 22 juillet 2012
Poser ses bagages
La nuit est redevenue noire au bord de l'eau. Les nuits blanches de Suède et de Pétersbourg sont comme une fumée de souvenirs inscrite dans nos esprits. Dans le village maintenant endormi, la rosée dépose son lit de fraicheur. Les eaux glaciales scintillent timidement au pied des montagnes. Quelques goutelettes de pluie glissent le long des toitures de tôle. Je marche dans l'obscurité, grimpe au sommet de la colline. De petits bulbes bleus m'indiquent que je n'ai point perdu le chemin de notre église, repère du logis. Demain, nous plierons bagage encore et migrerons de l'ile d'Olkhon vers la rive est du lac. Une péninsule et des eaux un peu moins frileuses en recoin de péninsule pour poser nos tentes et regerder le temps passer sur les ondes tranquilles du lac tant attendu.
Baïkal, tes eaux bleues
Mes doigts sentent encore cette suave odeur de poisson fumé, petit mets du lac Baïkal. La foule estivale s'agglutine autour de ce gros bourg. Un peu perdue soudain par cet afflux de voyageurs. Je cherche la solitude, le silence de la nature et me réjouis de ces sentiers même parfois scabreux, loin du rassemblement. Les enfants savourent leurs rencontres, heureux de parler français à nouveau.
Le sable envahit parfois nos chaussures et freine nos élans de découverte. Mais les chemins escarpés croisant la steppe sur les hauteurs du Baikal nous laissent bouche bée. Couchers de soleil et herbes dorées emplissent nos têtes d'images extraordinaires. Heureux d'être si heureux, au coeur de notre nomadisme délicieux.
Le sable envahit parfois nos chaussures et freine nos élans de découverte. Mais les chemins escarpés croisant la steppe sur les hauteurs du Baikal nous laissent bouche bée. Couchers de soleil et herbes dorées emplissent nos têtes d'images extraordinaires. Heureux d'être si heureux, au coeur de notre nomadisme délicieux.
mardi 17 juillet 2012
Irkutsk l'intriguante
Retour d'une petite promenade "na veloсipeda" au coeur de cette ville si étrange !
Nous pédalons à sens inverse de la circulation derrière les glissières de ces routes trafiquées. Le soleil s'étire enveloppant dans ses nimbes un curieux paysage. Usines de briques plus ou moins désaffectées, batiments soviétiques barrant quelques parcelles d'horizon, сathédrale disney à brillantes coupoles, cheminées éteintes, palissades de bois bordent notre chemin. Sur la rive, des pécheurs tentent l'accroche, sur un fleuve pour le moins secoué par le courant. Bandes lumineuses de zones commerciales scintillent au confins des friches tandis que se mélent de chaque coté de sentes de terre battue, cabanons de tole et ex-somptueuses antiques maisons de bois aux portes et fenetres toutes de dentelles encore crinelées.
Irkutsk : ambiance bigarrée.
En bord de chaussée, j'observe des habitants remplissant leurs seaux aux robinets communaux ; à deux pas devant, clignote le halo d'un écran publiitaire géant ; à deux rues derrière, les grues pétrissent le sol de quartiers en gestation.
Quelques ivres ames en perdition, chalands pressés , backpackers et citoyens lamdas se partagent le territoire, il se fait tard, l'heure pour nous aussi de notre quartier lointain retrouver.
lundi 16 juillet 2012
Crossing Russia
So glad that we succeeded to cross Siberia, approaching now the famous Baikal
Soon we ll be able to enjoy the countryside and ride again on our bicycles, carrying with us these so warm and extraordinary memories from our transsiberian adventure
Soon we ll be able to enjoy the countryside and ride again on our bicycles, carrying with us these so warm and extraordinary memories from our transsiberian adventure
Transsibérien
Petite pause à irkoutsk. La pluie est venue nous rafraichir apres ces 5043 kms dans le train. une expèrience qui restera indélébile dans la mémoire de chaque membre du sixtette. Un partage de vivres, de chants, de discussions. une f^ete surprise pour notre anniversaire de mariage, costumes, danse et mousseux. Les enfants autonomes naviguant dans le wagon, couverts d'attentions,,vivant jeux, mimes, cours de dessins avec russes, ouzbeks, tadjiks, ukrainiens, polonais... ET un grand pincement au coeur milieu de la nuit que de quitter cette extraordinaire famille. Depuis nous tentons de reconstituer notre capital sommeil un brin malmené et demain prendrons le bus pour rallier une ile sur le BAikal et y savourer de nouveau de l air frais loin des métropoles. retrouver nos bivouacs au bord de l eau, nos feux de camp et filer vers d autres rencontres aussi. Il devient excessivement difficile d accéder à internet et tout au long de notre traversée sud sibérienne et mongole en sera ainsi. Aussi ne vous effrayez point si le mois à venir s avère etre un désert de nouvelles de notre part. Du fond du coeur nous vous souhaitons une douce trève estivale
mardi 10 juillet 2012
Quand les mères perdent leur latin !
"Et si je mens, que l'on me pende à l'échafaud de la vérité !"
Isabelle regarde par la fenêtre, le train glisse, à l'orée de Saint-Pétersbourg;
Et la madame de commenter : "Tiens, il n'y a vraiment rien d'écrit en français !"; Nous sourcillons un brin interloqués !
Au même instant, sur la façade d'un immeuble, on peut lire dans le texte "quartier gourmet".
Et la madame de poursuivre en apercevant quelques dômes d'églises : c'est dingue, il y a de l'or partout ici ! A peine le temps de nous retourner que nous entrions dans une zone industrielle grise en pleine désuétude !
Il suffit parfois de peu pour de ne point voir la même chose !
Isabelle regarde par la fenêtre, le train glisse, à l'orée de Saint-Pétersbourg;
Et la madame de commenter : "Tiens, il n'y a vraiment rien d'écrit en français !"; Nous sourcillons un brin interloqués !
Au même instant, sur la façade d'un immeuble, on peut lire dans le texte "quartier gourmet".
Et la madame de poursuivre en apercevant quelques dômes d'églises : c'est dingue, il y a de l'or partout ici ! A peine le temps de nous retourner que nous entrions dans une zone industrielle grise en pleine désuétude !
Il suffit parfois de peu pour de ne point voir la même chose !
lundi 9 juillet 2012
"Saint P. bike night"
Guiboles qui filent sur talons hauts
Lèvres fleuries, crinières au vent,
Motards lorgnent jolies filles
Blondeur d'été, couleurs captives
Les flashes fusent sur trottoirs comme limousines sur boulevard
Cascadeur cabre sa pétarade , m'as tu vu moi, prière de se retourner
Et vogue frime
C'est samedi soir..
Dans sa cabine, képi coiffé,
Monsieur pipi ramasse roubles, c'est moins fendard !
Le strass anime même les tours,
Watts jaillissent de forteresse
Ecrans géants, foule se trémousse
Un parachute pour bien s'montrer
Jarretière exhibe au surmollet
Pleuvent les mariées sur les pelouses, lunettes excentriques et vif décolleté
Parades magazines des dames platines
Mâles aux aguets
Feux d'artifice sur l'autre rive
Toiles d'Hermitage sommeillent au musée
Dehors c'est "in", jolies poupées.
Saint-Pétersbourg samedi soir
Pied d'obélisque
Vieux beau lance du saxo
Fesse sur guimbarde un brin rétro....
Heure bien tardive pour marmoussets
Yeux ma foi bien écarquillés.
Valait la peine de pédaler
Autre monde , atterrissez !
Lèvres fleuries, crinières au vent,
Motards lorgnent jolies filles
Blondeur d'été, couleurs captives
Les flashes fusent sur trottoirs comme limousines sur boulevard
Cascadeur cabre sa pétarade , m'as tu vu moi, prière de se retourner
Et vogue frime
C'est samedi soir..
Dans sa cabine, képi coiffé,
Monsieur pipi ramasse roubles, c'est moins fendard !
Le strass anime même les tours,
Watts jaillissent de forteresse
Ecrans géants, foule se trémousse
Un parachute pour bien s'montrer
Jarretière exhibe au surmollet
Pleuvent les mariées sur les pelouses, lunettes excentriques et vif décolleté
Parades magazines des dames platines
Mâles aux aguets
Feux d'artifice sur l'autre rive
Toiles d'Hermitage sommeillent au musée
Dehors c'est "in", jolies poupées.
Saint-Pétersbourg samedi soir
Pied d'obélisque
Vieux beau lance du saxo
Fesse sur guimbarde un brin rétro....
Heure bien tardive pour marmoussets
Yeux ma foi bien écarquillés.
Valait la peine de pédaler
Autre monde , atterrissez !
Arrivée en Russie
Le roulis a ralenti, la banlieue pointé son nez. Immeubles en barres condensés...Un train moldave à quai, quelques paroles insistantes du préposé aux bagags. Je répète que je ne comprends pas...mais, mais... voici venu le temps d'un autre langage. Sortir de la gare et emprunter de grandes artères, jongler entre trottoirs et foules pressées..
Sur le chemin bribes, bribes....
Le pas assuré, rouge à lèvre soutenu, marchant d'allure vive, elle se repoudre le décolleté
Au loin claironnent Starky et hutch sans doute affolés
De funambules peintres chatouillent aisselles et narines de muses en platres décaties
Il marche sous sa blouse grise synthétique, deux gros sacs poubelles assortis en bout de poignet
Elle pose, sourit devant un étalon tout doré et...dans son bronze figé.
Le long du fleuve sur une avancée, moulée dans sa marinièreet son jogging usé, ellerotationne ses hanches généreusement.
Sous sa berline, en épi garé, il bricosomnole, impassible au traffic qui l'avoisine.
Un dôme d'or sous nos yeux apparait, quelques bulbes verts à notre chevet...
Saint-Pétersbourg, première traversée !
Sur le chemin bribes, bribes....
Le pas assuré, rouge à lèvre soutenu, marchant d'allure vive, elle se repoudre le décolleté
Au loin claironnent Starky et hutch sans doute affolés
De funambules peintres chatouillent aisselles et narines de muses en platres décaties
Il marche sous sa blouse grise synthétique, deux gros sacs poubelles assortis en bout de poignet
Elle pose, sourit devant un étalon tout doré et...dans son bronze figé.
Le long du fleuve sur une avancée, moulée dans sa marinièreet son jogging usé, ellerotationne ses hanches généreusement.
Sous sa berline, en épi garé, il bricosomnole, impassible au traffic qui l'avoisine.
Un dôme d'or sous nos yeux apparait, quelques bulbes verts à notre chevet...
jeudi 5 juillet 2012
Inventorusse
Quelques datchas ayant connu de meilleurs jours
Quelques bicoques au bois délavé
Des charpentes dénudées
Quelques tas de tôle
Trois barres de batisses aux briques grises méticuleusement jointées
Un couple de rails
Un homme assis lisant le journal
Deux bavards face à une barquette vide
dDes lignes de pins plutôt glabres
De jolis cumulus bien fournis.
Un homme au teint rubidond
Une dame à poitrine opulente jaillissante d'une robe sans bretelles
Une brochure publicitaire pour de belles iles siberiennes aux églises bulbeuses
Un train qui croise le notre
Une chaleur grandisssante au travers de la vitre
Un cahotement à vous coller une nausée d'enfer
Une vieille odeur de formica
Un lacet de goudron à ma gauche, peu de voitures
Une préposée ferroviaire petite, trapue et souriante
Une flopée de citernes rouillées
Un terrible mur de béton
Des silos de ciment
Une carrière et une enfilade de containers colorés
Des friches et tours habitées un peu piteuses
Terrains vagues, gare approche, estomac décroche
Chaud et mal au coeur
Clavier, je délaisse...
Quelques bicoques au bois délavé
Des charpentes dénudées
Quelques tas de tôle
Trois barres de batisses aux briques grises méticuleusement jointées
Un couple de rails
Un homme assis lisant le journal
Deux bavards face à une barquette vide
dDes lignes de pins plutôt glabres
De jolis cumulus bien fournis.
Un homme au teint rubidond
Une dame à poitrine opulente jaillissante d'une robe sans bretelles
Une brochure publicitaire pour de belles iles siberiennes aux églises bulbeuses
Un train qui croise le notre
Une chaleur grandisssante au travers de la vitre
Un cahotement à vous coller une nausée d'enfer
Une vieille odeur de formica
Un lacet de goudron à ma gauche, peu de voitures
Une préposée ferroviaire petite, trapue et souriante
Une flopée de citernes rouillées
Un terrible mur de béton
Des silos de ciment
Une carrière et une enfilade de containers colorés
Des friches et tours habitées un peu piteuses
Terrains vagues, gare approche, estomac décroche
Chaud et mal au coeur
Clavier, je délaisse...
Ivangorod et compagnie
Les troncs de bois s'accumulent le long de la voie, de la forêt encore et encore. Roulis des wagonnets, sifflets, grincements métalliques, nos corps un peu assoupis d'une nuit fort raccourcie cahotent sur la moleskine. Je suis des yeux les lignes électriques, ce sillon qui nous mène vers cet autre voyage que nous augurons aujourd'hui. Un peu moins de temps dans les jours à venir, perchés sur nos bicyclettes ; elles nous suivront, impassibles cependant et se targueront peut-être tout de même de quelques citadines déambulations le long des avenues de Saint-Pétersbourg et de Moscou.
Ivangorod, première escale russe, montée d'une horde costumée, contrôle, papiers et chiens renifleurs(pas même effrayés du parfum redoutable de nos souliers aux kilomètres échaudés), et Bartimée imperturbable les fesses en l'air sur son fauteuil endormi
Nous voilà admis sur ce territoire si vaste, soulagés et impatients d'aborder la vieille et pimpante Leningrad au coeur de l'après-midi. Chacun bricole sur son cahier, taquinant de la plume ou de la gorge quelque hiéroglyphe cyrillique.
J'écris dans ce train qui nous tire, réalisant à peine ce qui pour moi se voulait, il y a peu encore, gorgé d'irréalité.
Nous sommes, oui, bel et bien en Russie, le ciel est bleu, les paysages défilent, quelconques, anodins et pourtant déjà pointe l'excitation d'une aventure nouvelle.
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