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samedi 2 mars 2013
Crémations en plein air
Groupe d’hommes se faufile dans les rues piétonnes
Des mantras ils fredonnent
Brancard sur les épaules
Dessus, un corp inanimé.
Au bord du Gange
Homme sans vie remue
Au rythme des vaguelettes.
Un autre attend les flammes
Dissimulé sous des bûches de bois.
Fumée monte vers le ciel
Le long des joues rouges.
Tête va bientôt exploser.
Fils au crâne rasé
Va bientôt pouvoir s’en aller,
S'animera un autre bûcher
Viendra le tour d’un nouveau mort…
Anna
dimanche 24 février 2013
Varanasi : La vie, La mort
La vie, la mort, Hommes, vaches, singes, chèvres. Escaliers,
escaliers, la bouse dégouline, l’urine embaume. La vie, la mort, brute, rustre,
insolente. Varanasi.
Ghats bondés, sâdhus
s’exhibent, manteau de talc, bijoux au grand air. Renoncement. Primitivité. La vie, la mort, le rien, le
trop. Excès de nud ité, d’excréments au coin des flaques. La vie, la mort.
La ville s’enrhume, il pleut, la ville enfume. Visages de
mort immergés, sourires sereins jaillissant de des linceuls de fleurs ou bien
figés. Tikas sur la face. Grimages hindous. Eléments, fusion, l’eau, le feu, la
vie, la mort, rien d’autre.
Balance à bois, ça discute dru le prix du stère. Combien de buches
pour taire les chairs ?
Bûchers crépitent de nuit, de jour, corps amassés attendent
brasier ; le fils rasé allume flammèche ; brindilles, rondins, tisons
rougeoient.
Femmes au lointain, derrière veille at home ont assisté.
N’iront jamais funérailles rallier. Une
affaire d’hommes ; dans les ruelles tortueuses, mantras soudains poussent
le passage. Marche couratée des porteurs de civières de bambou ; Dernière
errance labyrinthique et bien secouée pour le dit mort sur palanquin chaviré. Les chants, les fleurs, ni
fanfreluches, ni pincettes. Ni pleureuses, ni satin moiré. La vie, la mort, égouts
et rats, déchets et couronnes, feu palais de maharajahs et cahutes d’éclopés.
La vie dans la mort, la mort dans la vie, misère et
splendeur d’un monde cahoté.
Puja du soir. Mains jointes et ferveur, danses et valse de candélabres,
pétales de fleurs s’échappent des paumes des brahmanes.
La vie, la mort les
pieds devant. Mes yeux se perdent dans le vide. Odeur de chair rôtie. Ni chaud,
ni froid. Mes yeux se perdent, rien n’est plus simple.
Les enveloppes se
consument, l’âme s’échappe vers un ailleurs. Plus de carcasse, plus de prison.
Corps offerts à l’eau, offerts au feu. Poussières dans la poussière.
Assise sur les marches, j’admire ce dénuement, l’absence de chichis,
la brutalité peut-être de l’épluchage des âmes.
La Gange, pur fleuve nauséabond, saturé d’ordures ert
d’excréments. Une femme se soulage accroupie à quelques pas de moi, les fesses
à peine dissimulées aux passants ; Une vache passe. Une chèvre bêle.
Quelques pèlerins portent à leur bouche une gorgée d’eau sacrée. Dans la rue
derrière, s’étalent sur le sol épices et légumes ; dans la rigole pisse un
homme, lignée jaunâtre croisant le silon d’un rat en perdition.
La vie, la mort, le pur, l’impur. Intense chaque seconde,
chaque regard posé. Intense le mouvement de la foule cherchant la rive,
charriant l’offrande, attendant le bain. Les barques entassent saris et
turbans. Intense la nausée, mélange de jasmin et d’urée.
La fourmilière de la mort crépite d’heure en heure.
Cervelles défuntes ou pèlerines cherchent les eaux ; mendiants et
charmeurs de serpents, racoleurs ou apprentis dénudés se partagent les rives
d’une cour de miracles assoiffée.
La vie, la mort, abrupte poésie.
Gokarna ou l’autre monde en mal d’hippie-cité
Kudle beach
Il est une heure, deux heures peut-être puis quatre, cinq,
qu importe, le décor n’a pas bougé ; Assise à une table sous une
paillotte, j’ausculte la rumeur du monde: Gokarna, fief de hippies en mal d’une
époque révolue. Le sable est blanc, ses habitants le sont aussi ; Sur les
doigts de ma main, je pourrai dénombrer les visages indigènes.
Ennui. Que faire ici , Les flots sont paisibles, les
montagnes autour jolies, l’eau à température idéale. Marseille ou
Port-en-Bessin serait peut-être du pareil au même. Un vieux routard enturbanné,
la ride abondante, l’oisiveté clinquante cherche oratoire, capture l’oreille
d’un jeunot au torse nu ; Et nous voilà partis pour une déblatération de
comptoir ; Mon tympan écume les nouvelles de blancs s’apitoyant sur la
conjoncture métropolitaine, la flambée de l’immobilier, le montant insensé des
taxes sur le vieux continent, l’impossibilité de se dégotter un emploi,
converse la bouche suçotant au goulot,, les orteils dans le sable, les yeux
rivés sur les flots ; 68 et ses
regrets ; Suis-je amusée ou agacée, me réveillant d’une sieste, une poule
sur ma tête ?
L’ex soixanthuitard narre ses virons anciens dans l’Inde
rurale à motocyclette, remuant du souvenir et de « l’authenticité ».
Les fraises ne sont pas encore sucrées. Une poule fait des allers retours sur
la margelle de ciment au-dessus de ma tête.
Une grand-mère baille aux corneilles, tapotant le popotin de
sa petite-fille toute juste émergée de lq sieste. Les vaches curieuses lorgnant
vers les tables se font refouler d’un cri de psiit vers le sable ;
L’homme au turban dégouline sous son turban : la
conjoncture est tellement difficile. Il est temps d’aller se mettre à l’eau.
Quoi faire de mieux sous ces auspices si peu sarisés, épicés, que faire sous
ces babas auspices colons. ?
Ca gratte de la guitare, enfile des perles à vendre ou l’art
de piquer pitance aux locaux sur la plage. Un moteur de bateau me tire de ma
contemplation septique. Le soleil descend sur l’horizon ; Je fixe les
cornes d’une rousse ovine plantée face à ma moue. Un corbeau se pose sur son
dos.
Que fais-je encore à élucubrer sur l’univers qui ici
m’échappe. Le Gokarna des flots sans doute bien étranger à celui qui s’agite de
pèlerins aux 4 temples de la bourgade. Un monde, des mondes. Du bikini au long
sari. Je perds mon latin, je perds mon indien.
Je voudrais retrouver les chemins même déserts, même
hostiles de cet intérieur des terres, croisée le quotidien d’un peuple.
Cher karnataka
Charrues, vaches à clochettes
La paille étouffe, croule sur les charrettes.
Est-il plus d’hommes ou de bœufs en ces terres
reculées ?
Assemblage de pierres en guise de maisons
Récolte manuelle du coton.
Tentes de cueilleurs, bâches de fortune,
Sourires de mômes et de travailleurs
Bien en peine le policier de foule faire circuler lorsqu’une
fine équipe à bicyclette parait !
Indiens curieux, toucher manettes, tripoter sonnettes.
Horizon désertique, chaleur extrême
Belles vaches aux cornes teintées.
D’un campement, une image me reste.
Une jeune femme avec douceur, accroupie sur la terre
toilette un vieux grand-père ;
Devant quelques rangées de palmiers, champs de tournesols se
dressent.
Visages burinés, ouvriers de la glaise faonnent briques
d’argile
S’empilent, s’empilent.
Quelques pères rafistolent d’un bout de ficelle leur moignon
de cahutes
Les femmes balaient leur carré de seuil en terre battue.
Devant la coopérative, les camions de coton attendent en
file
Autour du puits, petits et grands pour la corvée d’eau
matinale s’agglutinent.
Les tracteurs croisés m’amusent de leur musique bien gaie et
de leurs quelques guirlandes toujours décorés.
Traversons en quatre jours 350 kms d’une contrée à
l’agriculture ancestrale. Herses par bœufs tirée, céréales à pied pilées, joli
parcours au cœur de l’indienne ruralité Durga temple : Hampi
Hampi : temple de Durga
Un vieil homme à la longue barbe blanche médite au fond de
sa grotte chaulée. Devant le temple, des singes se bagarrent une noix de coco,
alternant cache-cache et provocation. Un frangipanier orphelin de ses fleurs
s’est paré de sacs de couleurs suspendus en masse à ses branches. Sur la façade
peinte, Shiva et son lion terrassent le Dieu du mal.
Un vieillard rachitique aux longs cheveux jaunis se tient fébrilement
accroupi les mains jointes à quelques
pas de la cérémonie ; Trop impur sans doute pour effleurer le sol de ses
pieds nus et cornés. Ses ongles sont sans fin, sa besace sans fil, jusqu à moelle élimée. Son bâton de pèlerin sommeille
à ses côtés.
Jacob dessine discrètement assis sur un petit muret en
retrait.
Les collines de pierre ocre empilées saupoudrent la verdure
alentour. L’encens emplit mes narines, les poojas nourrissent mes tympans.
L’Inde est un spectacle sans fin.
Le singe a finalement chapardé ce qu’il reluquait.
Menue bribe de Kerala....suite un jour...
Tarmac : une nuit de janvier.
Tapis roulants,
cartons.
Nos vélos dans leurs
emballages, nous debout dans un grand hall.
Derrière nous, les diabolisations d’un sous-continent à
enterrer, a priori et peurs à dépasser.
Un tampon sur nos passeports. L’inde est là, un aéroport,
une route, des taxis, rien de bien différent de ce que nous avons pu connaitre
ailleurs. Regardons les visages, observons, écoutons. La nuit.
Au pays du tout possible, frayons notre chemin nocturne dans
2 grands taxis, bourrant vélos et bagages jusqu’ à la ville.
Kerala : Kochi.
Chaleur douce, nous nous évanouissons dans les bras de
Morphée. Trop tôt encore pour annoncer la couleur. Demain, nos yeux capteront,
diront, raconteront peut-être.
« Dur, dense, contrasté, chaos, chauffard, arrogance »,
une litanie de mots associée à cette terre traverse fugacement mes premiers
instants de veille.
Qu’est-il de l’autre côté de la porte ? Allons-nous
être cernés, assaillis ?
Paquetons pressés par l’impatience d’un tenancier peu
aimable, comme il en est à chaque bout de terre. Petite balade de filles en
éclaireuses, cherchons gite à notre convenance.
Le lieu est calme, reposant. Atmosphère de village, sourires
des passants. Où sont donc les cris, les intrépides klaxons, les
rabatteurs ?
L’électrochoc n’aura pas lieu.
Kerala, ou l’Inde aseptisée sans doute. Le long de la plage,
serpentin d’élèves en uniformes, promenade scolaire à la lisière des flots. De
jeunes garçons attendent qu’un instantané fige leur humeur de joyeux drilles.
Les jeunes filles en retrait, espèrent-elles la même chose ?
Sur la rive en amont, se dressent les filets chinois, hissés
par des potences.
Immenses nasses aux allures de papillon. Pêche infime, les fishermen
oisifs haranguent de loin les blanches
figures, l’espoir de quelques deniers glanés,
par une démonstration, une photo.
Les anciens, assis en retrait de l’avant-scène discutent,
parlote de square avant que la boule rouge ne s’éteigne à l’horizon.
Une, deux barques peut-être remontent quelques poiscailles,
un cousin de narval à longue pointe, et une brassée de petits remuants. Attroupement immédiat, échanges de chiffres,
enchères, la marchandise échouera sur le stand du plus offrant.
Bourgade paisible, loin de nous le grouillement prédit, la
bousculade et le harcèlement.
Nous voici pilotés,
nantis de pointillés dessinés sur une carte, de maisonnées pour nous abriter à
chaque étape, de numéros de téléphone d’amis d’amis d’amis en cas de nécessité.
Enchainons les douces rencontres qui de fil en aiguille
tisseront tout au long de notre route kéralaise un fabuleux itinéraire cousu
d’un incroyable fil d’hospitalité. Accueils familiaux des plus chaleureux,
partage de thé ou de repas, la magie des anges opère une fois de plus.
Quel visage aurait revêtu l’aventure indienne sans George,
Dax, Dilip, Suchitra, Shaji, joshee, Sudeer, Retheesh, Pushpa et compères, si
soucieux de notre bien-être ?
En guise de paquetage dominical, la clémence d’un jour de
trêve. Laissons dans notre dos la synagogue, et filons plein sud.
Maisons quelconques
mais couleurs safran, turquoise, fuchsia, anis ôtent à la banalité
architecturale toute désolation. Quelque
chose de scintillant, de riant. Les saris des femmes, les longji des hommes
noués, remontés souvent, multi-usages ; torsadé l’ourlet en flammèche propice à se curer le nez. Les
petites filles sur leur 31, un missel à la main dans leurs volants de
princesses à pampilles.
Temples, bibles
empaquetées, clameur de la mosquée, musique du temple hindou, dimanche en bord
de route.
Concurrence confessionnelle, présence forte d’une chrétienté
bigarrée, de l’église de la petite fleur, à celle de tous les saints, les
dénominations multiples et exotiques vont bon train. Cultes fréquentés. Clameur
des chants et prière dans l’air.
Une trentaine de kils avant de filer sur les eaux
mercredi 20 février 2013
Goa
Cinq semaines bientot que nous sillonnons le territoire indien. Le Kerala tout comme le Karnataka nous ont ravis et nous voici maintenant dans la province de Goa pour un bref transit et un dernier bain. Ce soir, un train de 36 heures nous transportera vers le nord, sur les bords du Gange. Immersion de quelques jours dans cette ville de Varanasi ( Benares) avant de continuer notre periple vers le Nepal. Nos bicyclettes suivent toujours. Chaleur, cols et atmosphere parfois desertique nous ont mis quelque peu a l'epreuve. Mais l'Inde nous seduit. Nous tenterons d'utiliser nos longues heures ferroviaires pour mettre de l'ordre dans nos derniers recits un peu brouillons.
lundi 4 février 2013
Dans les backwaters
Fils électriques traversant la rivière
Attendant les bateaux
Son sac sur le dos
Se dresse une écolière.
Bananier écroulé
Palmier étêté
Homme seul à naviguer
Du moins essayant d’avancer
Oiseau blanc perché
Sur un piquet planté
Qui se fait arroser
Par les vagues de Janvier
Nénuphars à gogo
Fleurs et herbes d’eau
Ralentissent les bateaux
Homme nous regardant passer
Maisons cachées derrière les bananiers
Homme perdu sur un rocher
Par les flots, entouré
Une femme l’observait
Tout en portant son bébé.
Toutes ces petites saynètes
Je les ai vues
Assise sur une banquète
Lors d’une promenade en bateau
Avec Allepey pour départ et arrivée
Claire
A la découverte d'un monde aquatique
Il est tôt le matin,
Je me lève,
Rejoins le port d’Allepey
Et enjambe le ponton
D’un bus public flottant.
Prenons place
Le moteur démarre
Elèves révisent,
Tandis que j’observe les alentours.
Un homme remonte sa jupe,
Descend de son embarcation
L’attache à un piquet
Et essaye d’attirer les regards de touristes.
Un monsieur rame
Pour faire avancer le bateau
Faisant tinter le ding de sa sonnette
Puis force plus pour continuer
Malgré les plantes d’eau le freinant.
Notre transport s’immobilise
Pour accueillir des écoliers à son bord
Demoiselle court
Pour ne pas rester sur l’embarcadère.
Le contrôleur relâche la corde
Et le bateau décolle
Laissant derrière lui
Des passagers descendus.
Rejoignons les autres navires
Remplis de visiteurs
Encore endormis dans des barges
Qui rêvent de la nuit passée
Au milieu de l’eau
Sous un abri de paille.
De la petite cabine
Perchée sur le toit
Le capitaine tourne le gouvernaille
Afin de se diriger parmi ce labyrinthe de canaux.
Aïe ! Moteur ne veut pas démarrer
A bord d’une petite barque
Se balançant sur l’eau
Au rythme des vagues
Moi, j’ai un rêve
Le même que celui du chat
Assoupie sur les flots :
M’en aller voyager
Et ne jamais m’arrêter !
Anna Pascal—Jenny
Le 22/01/2013
ALLEPEY
Sur la rive, nous apercevons un grand bâtiment, sûrement un hôtel, imposant sa silhouette parmi les palmiers. Des sacs de couleurs différentes entassés les uns sur les autres. Des panneaux publicitaire perdus au milieu de la végétation, dont un sur lequel est affiché une image de Jésus derrière des écritures en Malayam. Un bateau couvert, à l’aspect d’une gondole, décoré de fleur. Un temple, se préparent à la fanfare. Certains palmiers « pleureurs ». Un serpent d’eau. Des volatiles debout sur des touffes d’herbes flottantes. Du Linge étendu à sécher. Un tractopelle garé au bord de l’eau. Des maisons de style arabe, souvent fuchsia. Des barques le long de la berge. Un enclos, ou plutôt des « estrades », de canards. Des poteaux tordus, en forme d’arbre ; voir renversé et recouvert de végétation. Des marécages, que traversent les pylônes. Des nénuphars… Les bateaux de nuit défilent (on se croirait aux Champs-Elysées). Deux hommes discutent sur un banc au bord de l’eau, tournant le dos aux Backwaters. Un autre, à l’ombre dans son tracteur, papote. Un chauffeur de tuk-tuk patiente dans son véhicule. Un vieux monsieur fait la bronzette dans son champ tandis qu’un autre est confortablement assis à l’arrêt de – non pas de bus mais de – bateau, fumant. D’autres silhouettes rament, debout dans leurs barques. De leur côté, deux indiennes discutent, l’une assise dans sa barque pendant que d’autres font leur lessive dans le cours d’eau. Une femme coure vers le bateau, s’essuyant le nez avec son sari. Une autre se promène avec son parapluie… Les mouettes font des passages furtifs, rasant la surface de l’eau. Les oies se dandinent dans les rizières irriguées. – Envolée d’oiseaux soudaine qui finalement fais demi-tour et ne cesse de changer de forme. – Un héron crâne, rentrant le cou par moment, sur un pieu traversé par le courant. Un chat se repose – quoique anxieux à cause du balancement – sur une barque à moteur… Un petit bateau couvert, St Joseph, s’avance sur l’eau. Une écolière attend le bateau, son chien à côté. Un « troupeau » d’indien arrive pour monter à bord. Des écoliers en uniforme – avec leur carte d’identité pendant et leur « tache rouge » sur le front – s’agitent dans le « vaporetto ». […] Terminus : la faune flottante recouvrant toute la surface de l’eau : il devient impossible d’avancer. Jacob
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