mardi 23 octobre 2012

Poésies de Chine, Anna



SANJIANG depuis ma fenêtre

Reflet trouble du pont

Grande route perchée sur trois piliers

Circulent passants, bus, voitures et cyclistes

Foule s’y presse, s’y tasse

Sans être discret



Barques attachées au rivage

Toutes serrées, bien alignées

Quatre trous carrés dans chacune

Attendent quelqu’un sans bouger



Grandes tours carrées

Neuves ou âgées

Trempent leurs pieds dans l’eau

S’empilent de plus en plus

Sans s’arrêter



Ciel gris

Soleil reste couché

Tout le monde enfermé

Brouillard s’installe



Quelques mots criés

Ronronnement des machines

Tapent les marteaux en harmonie


Au loin brouillard emporte montagnes

Pagodes délicatement posées

Sur le toit de la passerelle.

Bateau s’éloigne

Maisons abritées

Sous le pont des pluies et vents


Forme des cercles à la surface de l’eau

Résonne le bruit des machines

Bateau immobile au milieu de la rivière

Dessus le moteur

L’habitat au milieu

Pas décidé à regagner la berge.



ZHAOXING au petit matin

Reflet du soleil emporté par le courant

Marteaux tapent

Grains de riz recouvrent le trottoir

Poules jouent à trappe-trappe

Tout le monde habillé bien chaudement

Enfants marchent, courent

Vieilles dames attendent les clients

Maïs sèche discrètement

Maman câline son enfant

Pleurs retentissent

Tissus noirs sèchent au petit vent

Sacs de riz troués



Anna

Poésies de Chine, Jacob


GUANGXI

Rizières irriguées
Montagnes ensoleillées.
Couleurs en dégradés.
Terrasses élevées,
Riz récolté.
Automne,
Travail monotone.
Épine du dragon.
Toute la journée, nous marchons
Au milieu des plantations.
Jinjiang, Ping an,
Parfois passent chargés les ânes.
Dazhai, Tiantou,
Zhonglu, bambous.
Escaliers en pierres,
Formés par les rizières.
Vielles maisons de bois dans les hameaux,
Sur les sentiers, montent chargés les chevaux ;
Et les femmes des minorités,
Traditionnellement habillées.
Yao en costume bleu, rose
Avec jupes plissées noires.
Ceintures brodées
Et aux oreilles, anneaux argentés.
Zhuang, vielles voutées,
Ayant sans doute trop porté.
Manchons aux poignets et paniers,
En cornes de brume tressés.
Tissus éponges sur têtes enturbannés.
Dans les champs,
Hommes et femmes travaillant,
Sous le soleil tapant.
Aux seuils des portes, accrochés,
Maïs, piments et chili à sécher.
Maison sur pilotis,
Dessous, porcherie ou écurie.
De part et d’autre, sur le sol ; grains de riz,
Etalés, forment tapis…
Guangxi…


GUI LIN

Tout est dans le brouillard…

Rivière Li.
Pics Karstiques
Rizières mosaïques.
Immeubles à volonté ;
Bambous dans les échafaudages.
Toit sculptés,
Figurines perchés.
Paquets cigarettes jetées.
Rue pavées,
Vieux vélos déglingués.
Moto-taxis.
Trafic de scooters,
Double-decker.

Dans la rue,
Linge étendu.
Coiffeur, dans leur petit salons,
Nai nai vendeuse de potions.
Remplis de fruits, les camions.
(Nous avons eu l’occasion
De goûter « le fruit du dragon »)
Canard à plumer,
Kakis étalés à sécher.
Sur les balcons,
Oiseaux en cages.
Tintamarre,
Nuées de pétards.
Bruit, bruit, bruit,
Une vraie cacophonie…

En montant le Col de Yao Shan,
Nous avons aperçu pêcheurs à leurs cannes
Et vu avions de polystyrène qui planent.

En quittant Gui Lin, la ville aux « montagnes tombales »,
Bartimée s’est retrouvé en photo dans le journal…


Yang Shuo, en balade,
A la campagne.
En forme de pains de sucres, telles sont les montagnes.
Etalages de piments,
Calebasses pendant.
Traversées de rivières en « bambous » bateau.
Les gens portent sur leurs épaules fagots ou seaux,
Vont faire la corvée d’eau,
Jouent aux cartes et dominos.
Charrettes de foin,
Tirées par paysans chinois en chapeaux mexicains.
Poules font promenade
Et canards leur parade,
Tandis que buffles font baignade…


ZHAO XING

Village en travaux,
Autour du réseau hydraulique.
Tout le monde s’active au bord de l’eau.
Certains hommes transportent des tuyaux de canalisation,
Tandis que d’autre travaillent pour l’aqueduc en construction
Ou restaurent les ponts.
Les uns et autres portent des chaussures Ben Simon.
Au chantier,
A construire la nouvelle route, il faut s’acharner…

Dans la rue principale ou plutôt « avenue touristique »,
On voit souvent minorités ethniques.

Vielles maisons en bois,
Avec des toits,
Tels ceux de temples chinois,
Et fenêtres à motifs géométriques.
Rues étroites pavées
Et passages couverts.
Stands ouverts,
Boutiques à jouets ou cartable pour écoliers.
Hôtels à l’air délabrés
Mais cependant douillets.
Pagodes et tours du tambour, d’habitats entourées.
Amas de graviers.
Mobylettes garées.
Brouettes tirées,
Jeunes enfants, par leurs mères portés.


Ici, la voirie est le principal métier.
Ce village est en train de rapidement se développer…

Jacob Pascal-Jenny

lundi 22 octobre 2012

Pékin





Les visages se sont-ils éclairés, détendus ou avons-nous simplement nos regards adoucis ?

Sourires de ci, de là ; je ne perçois plus cette hostilité, appréhendée peu encore avant notre arrivée. Comme un vieux goût tapi en bouche, de ces saveurs qui estomac ligotent et vous colle un brin la peur de retourner vers un amer ailleurs !

Erreur, erreur

Dissoutes les chocottes, pointe, immédiate la joie de revenir en un lieu qui naguère nous a, à la fois charmé et rudoyé.

Pourquoi une perception si différente aujourd’hui ?

Clémence d’une saison bien plus propice à la relâche des zygomatiques que la grisaille de l’hiver ?

Empathie vis-à-vis d’un peloton cette fois agrémenté de quatre petits moussaillons ?

Me suis questionnée. N’ai plus ressenti l’indifférence passée, comme si soudain la confrontation de nos mondes s’était évaporée, assouplie peut-être.

L’Occident est venu tremper ses pinceaux dans les artères de la capitale, pour certain meilleur, sans doute, pour quelque pire aussi.

Les gratte-ciel ont poussé le long des avenues ; à leurs pieds vivotent encore quelque dédale de ruelles, quinconces de maisonnettes plus ou moins bancales ou érodées, survivance ultime d’un univers bientôt réduit à peau de chagrin.

Jusqu’à quand pourra-t-on sillonner ces labyrinthes tapis entre les rangées de buildings, slalomer entre les triporteurs, jouer du klaxon entre charges de poireaux et fourneaux ambulants ?

Je pensais le suc de mes souvenirs dissous, et je retrouve avec plaisir les tricycles à plateaux bardés de meubles en équilibre, de hautes piles de cartons à recycler, de cages à oiseaux ou de patates douces rôtissant sous la braise d’un tonneau incandescent.

Nous imaginions effectivement la Chine des arrière-cours éteinte. La vitrine s’est totalement transformée, des milliers de pas de porte n’ont point survécu à la grande marche des bulldozers morfales, mais subsistent quelques quartiers de hutongs. Les engins n’ont de cesse d’araser, livrant bestialement familles ou vieillards isolés à la détresse de grandes tours périphériques. Expulsions à mains nues, destructions sauvages déciment les liens sociaux d’une fourmilière, insalubre peut-être mais si vivante. Quelle vie pour ces nouveaux déracinés chaque jour plus nombreux ? Pendouillent sur des lambeaux de murs voués à l’ensevelissement quelques posters et oripeaux, tandis que tessons de vaisselle jonchent le sol d’un terrain, momentanément vague devenu. En quelques semaines, c’est une palanquée d’offices qu’auront érigé les grues sur les reliquats de vies englouties,..

Ecrans géants et lumières clignotantes battent la mesure d’une capitale à l’effervescente faim de modernité.

Des heures durant, arpentons sur nos pédales les boulevards saturés de la capitale, le chaos, l’anarchie des vieux quartiers. Joie de se laisser dériver dans le fourbis citadin. Démesure des grands axes, étroitesse des chicanes.

Les heures de pointe à la tombée du jour, juchés en cordeau sur nos deux roues génèrent montée d’adrénaline et griserie inexpliquée. Les deux roues sans éclairage se chamaillent les carrefours avec les quadrupèdes impatients. Voies privées de réverbères, nous vivons, expérimentons le flot, la marée, nous fondant dans la masse indisciplinée

Pédaler dans une ville au crépuscule a quelque chose d’excitant. Allez comprendre pourquoi ! Slalom sous néon, promiscuité et poussée des coudes, audace à chaque croisement, vivre le nombre, le surnombre, une expérience nouvelle et quel contraste après le vide mongol !

J’ai cru ne rien reconnaitre, j’ai cru avoir tout perdu et je retrouve au-delà de la mutation cet exquis sentiment de familiarité.

Les petites grands-mères poussant leurs charriots de bambous bloquent encore parfois le passage aux scooters pressés, les balayeurs dépoussièrent les rues, toujours leur balai de paille à la main et leur pelle métallique en bandoulière..

Les jianbing (crêpes œuf coriandre pâte de haricot) régalent encore nos fringales matinales ;

Grand merci, ni Dior, ni Gucci, ni Cache-Cache, ni Etam n’ont écrasé de leur puissance orientale bouisbouis et gargotes sis à trois pas de leurs devantures ;

A l’université, au pied des pavillons à toits vernissés, flottent toujours les lotus. Le marché du campus n’a guère changé. Kodak et le bureau de poste sont restés plantés dans leurs sabots d’antan.

Certes, bureaux et labos oldfashion n’ont pas eux, résisté à l’appel du lifting et notre bâtiment à chambrée a du finir sa vie enseveli, à moins que de nouvelles constructions ne l’ai dérobé à notre vue.

Les miandis jaunes (petits fourgons taxis) ont, eux aussi disparu. Les vieillards promenant si délicatement leurs oiseaux sous cages ne sont plus guère que quelques unités de ci de là. Les fauteuils des barbiers ont déserté les trottoirs et les mototaxis à trois roues ont troqué leurs carrosseries ordinaires contre un bel emballage alu leur collant une allure de frigos ambulants.
Mais les bulldozers gloutons n’ont pas enterré toute la mémoire de mes 25 ans. Avais-je seulement besoin de me rassurer ou de me raccrocher à quelques fragments ?

Tant que battra encore l’âme matinale des parcs, mes yeux reconnaitront la Chine. Celle de 1996 apprivoisée lors de nos insomnies au pied des sentiers de rocaille. Ces aubes dans la brume assis sur un bout de rocher à observer les lianes de danseuses, les amoureux du tai-chi, les vieillards reclus dans leurs méditations sourdes au monde ambiant, les gymnastes âgés époustouflants de souplesse, les naïnaïs caressant les airs d’une chorégraphique gestuelle d’éventails, les jongleurs de diabolos sonores, les joueurs de Er-Hu crissant dans nos oreilles si peu familières aux orientales « dissoniques ».

J’aime la Chine et je crois que tous, membres du petit sixtette, de concert l’aimons

Quitter la Mongolie



Poussière et armatures métalliques saillantes, Ulaan Baatar ville de guingois. Les bouches bées ne sont autres que celles des égouts ouvertes à tout engloutissement . Je me retourne et crie à répétition : trou , attention ! Slalom attentif, l’iris rivés sur les failles. Les routes n’ont plus de routes que le nom : asphalte soumis au trafic intense et extrêmes variations de température. Trottoirs irréguliers et aléatoires ; Mixité d’immeubles soviétiques et autres en mal de gratter le ciel tentent de se parer de vitres teintées, signant une modernité balbutiante. Hummers et 4X4 ont supplanté les chevaux absents de la capitale (bénis soient-ils). Les yourtes se rétractent en quartiers derrière leurs palissades. Les appartements de luxe n’ont de luxe que leurs intérieurs, couloirs et cages d’escaliers nauséabonds frisant bien souvent l’insalubrité. En jaillissent pourtant souvent businessmen apprêtés et jeunes filles toutes pomponnées.

Ulaan-Baatar disparait dans notre dos. Le samovar fume, la banlieue s’étire au pied d’un parc d’attractions peu clinquant. Dernières fumées, laisser un œil en arrière et puis le rattraper, filer devant.

Mes yeux fixent les festons de nuages flottant sur l’aride. Les kilomètres se perdent identiques sur une terre décharnée.. Grains de sable amassés sous herbes faméliques. Quelques mâts de bois, cheminement d’une trajectoire voltée poinçonnant l’horizon. Empreinte d’une frêle intervention de l’homme. Yourtes et troupeaux disparaissent au fil de l’avancée vers le sud. Un Gobi qui mange tout. Le train cahote à moitié vide. Si j’ouvre la porte du compartiment, m’est donné à voir occasionnellement le tracé d’un cordeau d’asphalte reliant les quelques singuliers pôles de vie humaine sur ce territoire avare de matière à vivre.

Le roulis tance sous ma paume. Je décompte le temps, l’âme à califourchon entre un hier à quitter, un demain à réamadouer. D’ici une nuitée, sous l’estampille d’un tampon, nos errances mongoles ne seront plus qu’un souvenir… et l’empire du milieu, une terre à redécouvrir sous des yeux de quelques quinze ans vieillis.

Le soleil darde sur les draps blancs de ma couchette. Ventilateur silencieux. La chaleur grimpe doucement, mes doigts enflent, un peu. La plume glisse et je prends conscience soudain que si longtemps, je l’ai remisée. Renouer avec ce plaisir, circonscrire l’instant, un exercice à la fois retors et voluptueux.

Je voudrais dire en quelques pages tous ces sillages, ces cinq mois déjà engloutis en captures de paysages, rencontres et tournis.

Qu’avons-nous donc vécu depuis que nous sommes partis ?

Les rails s’étirent, se divisent. Il n’est point une seule ligne, mais plusieurs chemins. Les herbes insoumises s’abreuvent aux flaques, taquinant les lattes de bois captives de leurs harnachements métalliques. Un peu de vert, de semblant de vie, micro-oasis en cette étendue de sécheresse.

Je suis le rail et sa course, je perds le fil. Fil d’un voyage, fil d’une pensée, hirsute, nourrie, sollicitée, trop peut-être.

Je voudrais que s’imprime en moi le charme léger de l’indélébile, de ces visages croisés, affectionnés le temps d’un séjour, sur le quai d’une gare, que sais-je encore ?

La terre rougit soudain. Sulfate ou timidité soudaine. Six heures tombent. L’amorce d’un coucher de soleil. Comme une clémence soudain accordée à l’immense nu..

Teintes nouvelles…

Ma bouche est sèche, mes mollets gourds de la chaleur du confinement. Les chroniques de Rufin somnolent face contre matelas. Je dénombre les éléments de porcelaine, plots arrimés aux poteaux de bois, porteurs de tension, de lumière de chaumières en cabanes.

Quelle cabane, quelle chaumière ? Pourquoi cette ligne électrique traversant le désert ? Qui peut-elle donc relier, alimenter, nourrir d’images câblées apportant l’illusion qu’il existe un ailleurs. A quoi pense-t-on lorsque l’on nait, vit, meurt sur les terres arides du Gobi ?

Ai déplié mon échelle, posé le pied à terre sur la moquette d’une deuxième classe, douce, non râpée, pas même rugueuse, apanage des trains internationaux sans doute.

Le couloir est désert. Une petite fille aux pommettes hautes a elle aussi entrouvert la porte de son compartiment, les pieds perdus dans les souliers de sa mère. Penchée à la fenêtre, elle s’enivre du vent qui souffle ses cheveux ;

Les cheminées du train projettent leurs ombres déformées sur la steppe. Au loin des cumulus à embrasser. La vue s’occulte une petite minute : convoi de marchandises, containers débordant de charbons, écran fugace au couchant.

Je me réjouis d’une ligne soudain rehaussée, bosselée, un peu de disparate en cœur de platitude. Un relief si infime à attraper de ses yeux, du mamelon écorchant l’horizontalité. Monticules sableux se resserrent. Semblant de dunes.

L’immensité sans fin finirait-elle par nous perdre ?

Les cieux seraient-ils toute ouïe ? Je pose trois mots sur mon papier, les rayons célestes se dévergondent, nous gratifiant d’exquises arabesques de lumière. Contrastes enfin !

Un arbre, puis deux, puis trois, chétifs certes, mais là, Du vertical, du végétal, de la vie en quelque sorte !

Ses lacets sont défaits, elle me bouscule légèrement, une tasse à la main.

Le train tourne, J’observe sa tête qui fend le vide : notre avancée ;

Le calme qui glisse sur les vertèbres de la locomotive et suiveurs ne laisse rien présager du tumulte à venir. La Chine est encore loin, l’agitation pour demain.

Odeur de poussière, de pierre, une sente à l’approche de vallons, trois yourtes égarées ; un préposé à chemise blanche sort de sa tanière, file remonter le hublot.. Cinq maisons couleur saumon, liseré vert aux fenêtres.

J’aimerais photographier le néant, mais les vitres sont opaques et puis que retiendrai-je de ce vide ? Une portion à dix mille lieues de ma perception réelle.

Comment ceindre 360 ° dans le coffre d’un clic ?

La soif me titille, Bartimée a rejoint sa couche, joli petit blond dormant.

Le soleil meurt sur la steppe.. Un moiré qui s’efface et rend à la nature sa couleur crue.



Entre Sain-Shanda et Zamin-Uud

Bouffée de passé, plongeon immédiat dans l’hier. Nous sommes à la frontière. Henri ouvre la fenêtre . L’odeur du charbon brûlé inonde nos narines. Nous sommes comme transposés au pied de l’usine de Tsinghua. La nuit est là, les cheminots œuvrent. Manipulation indispensable, réadapter l’écartement des roues du train aux rails chinois. Wagons et locomotive sont successivement hissés à deux ou trois mètres du sol ; Lévitation passagère. Devenons momentanément aériens avant que ne soient réencastrées les roues entre secousses et rumeurs dignes d’artificiers ;.

Erlian : 4 heures d’attente
Le soleil titille la vitre. Ouvrir un œil. Dehors, le relief s’est redressé. Histoire couleur terre. Quelques maisons à l’ancienne fondues dans de grandes courbes. J’observe ces quartiers épargnés avec l’envie revenue de poser pied à terre. Un charriot où s’entassent les sacs derrière la mule ; Quelques travailleurs actifs dans les champs de maïs. Toute notre Chine n’a pas encore disparu. La séduction opère. Hâte de descendre du train. Toilette de chat. Dernier arrêt avant la capitale : Zhangjiakou south. Déshabitués du relief, les enfants observent par la fenêtre, les « fausses montagnes » dira Bartimée ;.

Les quelques dernières heures à observer le désert leur aurait-il déjà fait oublier qu’il est autre chose que l’horizontalité ?

vendredi 21 septembre 2012

Des images en mouvement

Bonjour, petite incursion dans le blog du sixtette pour vous partager la vidéo réalisée en russie par des amis argentins qu'ils ont rencontrés sur la route. Pour ceux qui parlent espagnol, voici leurs mots pour présenter la vidéo :

"Ahí mismo, en el segundo piso del complejo ortodoxo ruso, conocemos a los Pascal Jenny. Son una familia como cualquier otra que en el 2012 cambió los hábitos sedentarios del mundo moderno por un nomadismo a la carta. Y esa carta, parecida a la nuestra, hizo que nos juntáramos. En lo de Serguei compartimos una de las habitaciones más grandes. Isabelle y Henry, los adultos del caso, hablan perfecto español. El idioma o vaya a saber qué nos hace amigos. Con el paso de los días, la rutina nos va haciendo familia."

Le site des amis argentins : http://www.expresoaoriente.com/
La vidéo est également visible directement par là : http://vimeo.com/49409960

C'est un beau moment que de voir leurs frimousses apparaître et s'animer sous nos yeux de sédentaires attendris et curieux. Bon visionnage, Mathilde

Expreso a Oriente - Capítulo 8 - Los Pascal Jenny from Expreso a Oriente on Vimeo.