lundi 12 novembre 2012

Le long de la rivière Li - province du Guangxi

Pékin


Sept semaines chinoises

Les brouillons se sont un peu mêlés, des bribes de textes de ci, de là, laissés en suspens. Avons franchi la frontière basculant soudainement ans l'exotisme. Quelques mises àjour nécessaires. En attendant que le fil du récit prenne forme, recevez ces images, libres enfin de censure et puissiez vous voyager un peu avec nous.

 

mardi 30 octobre 2012

Bartimée à sa classe




Kaili, le 30 octobre 2012


Chers copains de ma classe,

La maitresse vous a peut-être dit que moi, je suis en voyage. Je suis parti le mois d’avril en vélo de la France et je suis allé jusqu’en Chine.

En Chine, j’ai mangé du maïs grillé qui était brulant. J’aime bien les brochettes de pommes en sucre sur un bâton et puis les jiaoze (petits raviolis). Par contre, je n’aimais pas les bYzz (gros raviolis) de la Mongolie. Je sais dire « yi dian-dian », ça veut dire « un peu ». Je peux dire aussi « bu yao la de », pas épicé. J’arrive à compter jusqu’à 10 en chinois : « yi –er-san-se-wu-liu-qi-ba- jiu- she». Je vois des champs avec des tipis en paille et des buffles qui sont hyper-gros.

Je suis monté des montagnes en escalier et on a marché. J’ai glissé dans la rivière à côté de Langde. J’étais tout mouillé.

J’ai vu des femmes qui dansaient sur la place. Elles avaient des clochettes sur le cœur et des couronnes avec des cornes en argent métal. Les monsieurs, ils avaient un bandeau et jouaient un instrument en bambou avec un rideau rouge.

Quand les gens sont partis, les dames, les messieurs et les mamies aussi, on a joué à « un-deux-trois soleil » et « un-deux-trois lapins sortez » avec les enfants du village.

Sur les maisons, ils faisaient pendre du riz qu’ils allaient battre dans la machine.

On a vu des pagodes au bord de la route.

Quand on se promenait à Zhaoxing, il a plu et c‘était pas la bonne route. Les gens qui faisaient les travaux, ils nous ont invités sous leurs petites maisons en plastique où ils dorment et mangent pendant des mois.

A Sanjiang, au pont du vent et de la pluie, c’était drôle parce qu’ il y avait de la musique et des pétards.

Dans les rizières, les dames, elles portent leurs outils dans un petit panier en forme de botte accrochés à leurs dos.

Avant, on est allé à Yangshuo, on dormait et on mangeait dans une école d’adultes pour apprendre l’anglais. Mermaid, elle faisait des avions en papier avec moi et ils volaient très bien.

Quand on se promenait à vélo, on voyait des montagnes de sucre. Des fois, on traversait la rivière en « bamboo boat ». Ça m’a fait rigoler quand le camion, il lâchait tous les bateaux en bambou dans la rivière le soir.

Dans la rue à Guilin, quelqu’un m’a pris en photo et m’a mis dans le journal. Je suis allé chez le coiffeur après et comme ça on croit plus que je suis une fille.

A Pékin, on était chez mes cousins et puis on est allé visiter la Cité interdite ; elle est rouge et grande. Dedans il y a des palais de rois et un couloir pour garder les filles à l’empereur.

Mais moi, ce que j’ai préféré en Chine, c’est la grande muraille parce que c’est trop beau, c’est super haut et tu peux voir les montagnes.

L’autre lundi, je vais prendre l’avion avec mon vélo pour aller en Thaïlande où il y a des éléphants.

Bye, Zai dian

Bartimée



lundi 29 octobre 2012

La Vuelta al Mundo

Y a des jours comme ça, où dans nos têtes d’automne, ça fait drôlement du bien ces p’tites mélodies qui se fredonnent. Il était une fois des argentins saupoudrés sur notre chemin. Ont suivi leur route et nous la nôtre, mais tout au creux de nous, y a bien souvent leurs voix, leurs sourires et leurs grimaces qui s’radinent ;

Puissions-nous partager « este cancion » qui bien souvent nous accompagne :





no me regalen mas libros por que no los leo

lo que he aprendido es por que lo veo mientras mas pasan los años me contradigo cuando pienso el tiempo no me mueve yo me muevo con el tiempo

soy las ganas de vivir las ganas de cruzar las ganas de conocer lo que hay despues del mar yo espero que mi boca nunca se calle tambien espero que las turbinas de este avion nunca me fallen no tengo todo calculado ni mi vida resuelta solo tengo una sonrisa y espero una de vuelta yo confio en el destino y en la marejada yo no creo en la iglesia pero creo en tu mirada tu eres el sol en mi cara cuando me levanta yo soy la vida que ya tengo tu eres la vida que me falta asi que agarra tu maleta el bulto los motetes el equipaje tu valija la mochila con todos tus juguetes y
dame la mano y vamos a darle la vuelta al mundo darle la vuelta al mundo darle al vuelta al mundo]dame la mano y vamos a darle la vuelta al mundo darle la vuelta al mundo darle al vuelta al mundo
la renta el sueldo el trabajo en la oficina lo cambie por las estrellas y por huertos de harina me escape de la rutina para pilotear mi viaje por que el cubo en el que vivia se convirtio en paisaje yo era un objeto esperando a ser ceniza un dia decidi hacerle caso a la brisa a irme resbalando detras de tu camisa no me convencio nadie me convencio tu sonrisa y me fui tras de ti persiguiendo mi instinto si quieres cambio verdadero pues camina distinto voy a escaparme hasta la constelacion mas cercana la suerte es mi oxigeno tus ojos son mi ventana quiero correr por 7 lagos en un mismo dia sentir encima de mis muslos el clima de tus nalgas frias llegar al tope de la sierra abrazarme con las nubes sumergirme bajo el agua y ver como las burbujas suben y
dame la mano y vamos a darle la vuelta al mundo darle la vuelta al mundo darle al vuelta al mundo dame la mano y vamos a darle la vuelta al mundo darle la vuelta al mundo darle al vuelta al mundo

mardi 23 octobre 2012

Pékin dans les yeux de Claire



Zhaoxing, le 23 octobre 2012
Chère école,

Je me promène à vélo dans les vieilles rues de Pékin.  Je croise des tricycles qui transportent leurs petites cuisines ambulantes dans les hutongs. D’autres servent de taxis,. Certains vélos à trois roues sont très chargés ; ils remplacent parfois les camions de déménagement ; ils peuvent aussi porter des valises, des pyramides de cartons, de bouteilles vides à recycler.
J’ai mangé une crêpe cuisinée sur le vélo ; je peux vous donner la recette : Faites couler de la pâte à crêpe encore liquide sur une plaque chauffante (ça marche aussi si la plaque n’est pas sur un vélo), étalez un œuf, retournez la crêpe puis  mettez de la sauce soja, saupoudrez de feuilles de coriandre fraiche, posez une galette de riz au milieu et cassez la en morceau, rajoutez éventuellement des épices, de la salade ou autres sauces, et pliez le tout en quatre comme un mouchoir. Si vous avez peur que le marchand vous mette des épices, dites-lui tout de suite « Bu yao lade ».
Vous obtenez un jianbing, le repas de rêve de maman et papa aussi d’ailleurs.
Bon, moi ce n’est  pas mon plat préféré. Ce que j’aime, c’est le fruit du dragon : à l’intérieur c’est blanc avec des petits pépins noirs ; à l’extérieur, ç’est rouge avec des écailles vertes. Ca se mange comme une pastèque et selon moi, ça en a le goût.
Ici en tout cas, la nourriture est très variée comparée à celle de Mongolie, Je mange surtout du riz, des pâtes avec de la garniture. Il y  a beaucoup de légumes et de fruits, certains n’existent pas en France : le lotus par exemple et les toutes petites pommes miniatures. Et moi, j’adore les patates douces crues.
J’ai appris à manger avec des baguettes. Il est très impoli de jouer avec et si on les fait tomber, on ne les ramasse pas, on en prend d’autres.
Passons aux choses que j’ai visitées. J’ai beaucoup pédalé dans la ville, même le soir quand il faisait un peu nuit et que tout le monde rentrait du travail. Il y avait plein de monde, du coup des fois, on se retrouve bloqué en plein milieu de la route. J’étais un peu stressée parce que j’avais un peu peur de me perdre.

Un jour, on est allé au nord de la ville, assez loin visiter les universités Tsinghua (où papa a travaillé, il y a très longtemps) et Beida, qui ressemblent à des petites villes. A Beida, les bâtiments sont très anciens, il y a même un lac et une grande pagode. Dans le même quartier, on a visité le vieux palais d’été. C’était  l’ancienne résidence de l’empereur, on enjambait plein de petits ponts sur les lacs. Au milieu, j’ai couru dans le labyrinthe. J’ai remarqué qu’il y avait des ruines d’un petit château construit pour ressembler à celui de Versailles.

Ce qui est bien en Chine, c’est que l’on peut se reposer loin du bruit, dans plein de parcs. Et il s’y passe beaucoup de choses, surtout le matin tôt et le soir. Des dames dansent avec des éventails, font du tai chi, un art martial qui permet de se bien se réveiller le matin. D’autres font de la broderie Certains jouent de la musique, chantent, font du diabolo, guident leurs cerfs-volants dans le ciel. Certains vieux monsieurs promènent  leurs oiseaux ou leurs grillons ; ils jouent aussi au mah-jong, aux cartes et aux dominos. Parfois, on en voit qui jouent au foot avec une plume accrochée à une sorte de bouchon. J’ai essayé et ce n’est pas si facile. Peut-être que l’on pourra s’entrainer dans la cour de l’école !
Dans les parcs, on peut aussi rêver, se relaxer à l’abri des petits pavillons peints et admirer les grandes feuilles de lotus et les nénuphars qui flottent sur l’eau.

Il faut quand même que je vous raconte que je suis allée à la cité interdite ; je vais vous dire un peu comment ça se passait : l’empereur n’avait pas le droit d’en sortir. On l’enlevait à sa mère dès son plus jeune âge. Les eunuques, serviteurs de l’empereur, devaient obéir à ses ordres. On leur coupait les parties génitales qu’on gardait dans une boite, pour ne pas qu’ils aient de relations amoureuses. Leurs familles venaient chercher les boites à leur mort pour qu’ils puissent se réincarner quand même
Le mariage de l’empereur était arrangé, il avait des concubines, des femmes en plus qu’il pouvait choisir quand il avait envie ; elles habitaient dans des petits pavillons à l’intérieur de la cité.

Moi, à la cité, j’ai mangé une dalle de pierre et je n’ai pas spécialement aimé. J’ai fini la soirée à l’hôpital où l’on m’a recousu après m’avoir fait avaler un mauvais produit. Maintenant, c’est guéri !

J’espère que vous allez tous bien, je sais que vous êtes bientôt en vacances,
Amusez-vous bien
Claire