mercredi 29 août 2012

Oulan Bator

Les températures ont repris le chemin de la grimpette et nos élans aussi. Apres une premiere semaine a lutter contre le vent, nous voici en immersion capitale avant de reprendre le chemin du centre de la Mongolie demain a dos de minibus cette fois, le delai d expiration de notre visa ne nous permettant pas d envisager un aller retour sur nos pédales.
Les steppes ont bien ravi notre soif de vastes horizons et le gout de l’immensité est encore en bouche comme celui du lait fermente et du fromage local. Souvent régalés au fil de notre route par les habitants, et des invitations sous la coupole des yourtes, nous découvrons l hospitalité mongole et la simplicité des usages locaux. Un pays ou l'on ne s encombre point de mille manières.
Arrives un peu fourbus a la ville et contents tout de même de retrouver l'eau, histoire de se dépouiller un brin, la lune de décision fut bien difficile. Mais nous avons enfin tranché. Vélos au placard pour la quinzaine et cap au centre.Toujours un peu contrariant d'abandonner nos montures a roulettes, si facilitatrices de rencontres mais parfois bien forcés de composer avec relief, et distance et horloge du temps.
Les aigles majestueux voleront des demain  a nouveau au dessus de nos têtes, loin du tumulte des 4/4 et des hummer... pour notre plus grand plaisir.

dimanche 19 août 2012

mercredi 8 août 2012

Parler russe ou en perdre son latin


Bartimée sur l’ile d’Olkhon

"Il y a énormément de gens en Russie car la Russie, c’est le plus grand pays . Tous les gens qui aiment la Russie viennent comme nous camper au  milieu des champs de sauterelles pour les écraser.

Papa, est-ce qu’on est en Russie ?"

Amusement pédestre !


Chronique de ville bouriate



Errance citadine

Soleil et chaleur délicieuse sont de parade aujourd'hui après une éclipse de quelques jours. Nos pieds engourdis tapotent l'asphalte de la ville, un peu d'air au creux de jours studieux. Regarder le manège de la vie, d'un quotidien d'artères animées, de places livrées à baguenauderie et menus négoces. Au loin, les annonces des trains dans les hauts-parleurs résonnent comme une mystèrieuse séquence de propagande. Passage clouté encombré, chauffeurs partagés entre discipline et empressement, le carrefour bouillonne. Deux femmes caquètent auprès de leurs seaux remplis de patates et d'oignons offerts à l'appétit du chaland. Sous son auvent accroché au tonneau ambulant, une petite marchande révasse entre deux clients amateurs de Kvas, boisson issue de la macération de pain noir dans de l'eau sucrée. .
Les minibus déchargent quelques flopées de passants, flanqués de flegme ou hatifs.
A l'arrière des immeubles, enfants perchés aux balançoires et gus cuvant leurs alcools se partagent le territoire. Arrière-cours et palissades de tôle, locaux poubelles peints de papillons ou de tournesols, note de fantaisie incongrue au milieu de ces habitats grisailleux. Aires de jeux robustes esseméees au pied de chaque bloc, hétérogénéité du paysage où s'entassent buildings nantis de tubes à la Beaubourg en leurs cimes et condominums aux balcons striés de rouille, Deux papys devisent dans un jardinet tandis qu'une babouschka s'émerveille devant le trottinement de son petit fils courant après les pigeons.

Nous filons vers la grand place. Lénine ne daigne toujours pas baisser les yeux en direction des skaters et bicrossers acrobates se fendant de figures plus ou moins aériennes.Il est trop tôt encore pour que clignotent lumières rouges, blanches et bleues sur le masdontonte édifice municipal.

Devant l'opéra, on attend que les jets jaillissent de la ronde fontaine au rythme de quelque classique mélodie enrtainant quelque illumination aussi. Un jeune homme cherche à vendre ses prestations de guidon à roulettes éléctrifié, nouveau moyen de locomotion à la mode dans chaque grande ville de Navarre et d'Asie semble-t-il. Ses accolytes reluquent les mères sensibles au harcélement de leur progéniture, réclamant un tour de voiturette.
De ci, de là, duos, trios, quatuors de causeurs, mamies occupant leur temps vide à la contemplation de scènes, couples bécotant sur bancs enlacés oublient le décompte des heures.

Simple mercredi sur quelques trottoirs citadins de Sibérie.